Un chat obtient un diplôme de l'ENA — personne ne s'en était aperçu pendant quatre ans
Moustache, un chat tigré de 6 ans, a suivi l'intégralité du cursus de la prestigieuse école d'administration sans éveiller le moindre soupçon. Ses professeurs le décrivent comme « un élève discret, indépendant et remarquablement bien adapté à la haute fonction publique ».
Le scandale secoue le monde de la haute fonction publique française : un chat européen tigré nommé Moustache, 6 ans, 4,2 kilogrammes, a obtenu son diplôme de l'Institut National du Service Public (INSP, ex-ENA) après quatre années de scolarité complète, sans que personne — ni les enseignants, ni l'administration, ni ses 83 camarades de promotion — ne remarque qu'il n'était pas un être humain. Le félin, originaire du quartier de la Krutenau à Strasbourg, avait été admis sur concours externe en 2022 avec la note de 14,7/20 à l'oral, ce qui le plaçait au 23e rang.
« En y repensant, il y avait peut-être des indices », reconnaît le directeur de l'établissement, joint par notre rédaction mardi matin, d'une voix que l'on devinait accablée. « Il dormait pendant la quasi-totalité des cours magistraux, ne répondait strictement jamais aux questions, disparaissait systématiquement entre 14 heures et 16 heures, et passait la totalité de ses pauses à fixer les pigeons par la fenêtre avec une intensité troublante. Mais très honnêtement, cela décrit avec une fidélité gênante environ 60 % de nos étudiants. »
«En y repensant, il y avait peut-être des indices
»
Les résultats académiques de Moustache, consultés par notre rédaction, sont remarquables à plus d'un titre. Le félin est sorti major de sa promotion en « sieste stratégique appliquée aux situations de crise » (19/20), a obtenu la mention très bien en « regard condescendant et communication non verbale » (17,5/20) et la médaille d'or du jury en « capacité à ignorer les problèmes jusqu'à ce qu'ils disparaissent d'eux-mêmes » — une compétence que le rapport de stage qualifie de « remarquablement transférable au monde préfectoral ». Son mémoire de fin d'études, intitulé « Miaou : une analyse post-structuraliste de la gouvernance territoriale à l'épreuve de la décentralisation asymétrique », a reçu la note de 18/20 et les félicitations du jury.
Ses camarades de promotion, interrogés sous couvert d'anonymat, se disent « pas réellement surpris ». « Moustache avait ce petit air hautain et distant qui force naturellement le respect dans notre milieu », confie Élodie Martin, 28 ans, désormais sous-préfète dans le Lot-et-Garonne. « Il était le seul à arriver systématiquement à l'heure pour le petit-déjeuner. Et surtout, il ne participait jamais aux interminables débats sur la réforme territoriale, ce qui lui valait une estime considérable. » Un autre diplômé ajoute, sous couvert d'anonymat : « Il avait aussi cette habitude de pousser les stylos des gens au bord des tables, mais on pensait que c'était une technique de management. »
La direction de l'INSP a ouvert une enquête interne pour comprendre comment le système de contrôle a pu être déjoué. Selon les premiers éléments, Moustache aurait franchi toutes les étapes administratives grâce à une combinaison de « présence physique régulière, regard impénétrable et absence totale de plainte ». « Notre logiciel de suivi des élèves ne comporte pas de champ ‹ espèce › », a reconnu le responsable informatique. « C'est un point que nous allons corriger. » Le ministère de la Fonction publique a annoncé un audit de l'ensemble des promotions depuis 2015.
Suite à cette révélation, qui a fait la une de l'ensemble des médias nationaux, trois ministères et deux collectivités territoriales ont déjà proposé un poste à Moustache. « Ses compétences correspondent de manière troublante au profil recherché pour la haute fonction publique : autonomie, discrétion, capacité de décision rapide et talent inné pour atterrir sur ses pattes en toutes circonstances », a commenté un porte-parole du gouvernement lors du point presse de midi. Le secrétaire général de l'Élysée aurait personnellement appelé pour proposer un poste de conseiller technique, « avec un bureau orienté sud et un accès illimité à la cantine ».
Moustache n'a pas souhaité répondre aux 247 sollicitations de la presse reçues depuis mardi matin, préférant, selon des sources proches du dossier, faire une longue sieste sur un radiateur du bâtiment administratif C. Son avocat, Me Philippe Griffes du cabinet Patte & Associés, a publié un bref communiqué indiquant que son client « réservait sa communication pour un moment plus opportun » et qu'il étudiait « plusieurs offres extrêmement compétitives, tant dans le secteur public que privé ». Il a ajouté que toute comparaison entre le comportement de Moustache et celui des hauts fonctionnaires français serait « purement fortuite, quoique statistiquement significative ».
Commentaires (6)
Honnêtement, j'ai travaillé 12 ans en préfecture et j'ai eu au moins 3 collègues dont je ne suis toujours pas certain qu'ils étaient humains. L'un d'eux dormait 6 heures par jour sur son bureau et poussait les stylos par terre. Moustache aurait été dans la moyenne haute.
Miaou.
J'ai passé le concours 4 fois avant d'être admise et un CHAT y arrive du premier coup avec 14,7/20 à l'oral ??? Il a répondu quoi à l'oral exactement ? « Miaou » ? Et ça vaut 14,7 ??? Je remets en question l'intégralité de mes choix de vie.
Au moins le chat il dort ouvertement pendant les réunions. Nos politiciens font pareil mais en cachette. #Moustache2027 #MieuxQuUnPrésident
Et après on me dit que les chiens sont bêtes. Je vous signale que mon labrador Brutus a un QI de 140 (test fait sur internet, ça compte). Il pourrait facilement intégrer Sciences Po si on le laissait passer le concours.
Comment je fais pour partager sur le Facebook ? Mon petit-fils Kévin il va adorer. @Kévin c'est mamie regarde le chat il a fait l'ENA. Bisous ma puce appelle-moi.