Le fromage officiellement reconnu comme sixième sens humain par l'OMS
Après la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût et le toucher, l'Organisation Mondiale de la Santé reconnaît le « sens fromager » comme faculté biologique à part entière. La France, sans surprise, arrive en tête du classement mondial.
L'Organisation Mondiale de la Santé a officiellement reconnu le « sens fromager » — ou « fromagnoception », selon la terminologie scientifique retenue — comme le sixième sens humain, lors de sa 79e conférence annuelle à Genève. Cette décision historique, adoptée par 194 pays (les États-Unis se sont abstenus), fait suite à une étude longitudinale de sept ans menée sur 15 000 sujets français par l'Institut Pasteur en partenariat avec le CNRS et l'École nationale supérieure de fromagerie de Poligny.
« Les données sont absolument irréfutables », affirme le Dr Henrik Gruyère, neuro-fromagologue à l'université de Lausanne et directeur scientifique de l'étude. « Les sujets français peuvent non seulement détecter la présence de fromage dans un rayon de 147 mètres en milieu urbain — et jusqu'à 340 mètres en rase campagne —, mais également distinguer un Roquefort d'un Bleu d'Auvergne à l'aveugle avec un taux de réussite de 99,2 %, identifier l'âge d'un Comté à la semaine près par simple palpation, et sentir instinctivement quand un camembert atteint sa maturité parfaite, à plus ou moins six heures. »
«Les données sont absolument irréfutables
»
L'étude, publiée ce matin dans la revue Nature sous le titre « Evidence for a Sixth Sense: Fromagnoreceptors in the Human Olfactory Cortex », révèle que le cerveau des sujets testés possède une zone cérébrale dédiée, baptisée « cortex fromagicus », située entre l'hippocampe et le lobe temporal. Cette zone, d'une superficie moyenne de 3,7 cm² chez les Français, s'active en présence de produits laitiers affinés et est particulièrement réactive aux pâtes molles à croûte fleurie.
Le classement mondial établi par l'OMS place la France en tête avec un « indice fromager » de 9,87 sur 10, suivie de la Suisse (8,14), de l'Italie (7,92) et, de manière surprenante, du Japon (6,31), où la popularité croissante du fromage artisanal semble avoir stimulé un développement neuronal accéléré. Les Américains arrivent en 178e position avec un indice de 1,04, que les chercheurs attribuent diplomatiquement à « une exposition prolongée et délétère au fromage en spray et aux singles de cheddar industriel, qui auraient provoqué une atrophie progressive du cortex fromagicus ».
Le gouvernement français a immédiatement réagi. Selon nos informations, un décret sera publié au Journal officiel dès vendredi pour introduire un cours obligatoire de « développement du sens fromager » dans toutes les écoles primaires à partir de la rentrée 2027, à raison de deux heures hebdomadaires. « C'est une question de santé publique, d'identité nationale et, osons le dire, de civilisation », a déclaré le ministre de la Santé lors d'un point presse improvisé devant un plateau de 47 fromages. Le budget alloué — 230 millions d'euros sur trois ans — prévoit l'embauche de 4 500 « professeurs-affineurs certifiés ».
Les implications médicales sont jugées considérables par la communauté scientifique. Les hôpitaux français prévoient désormais d'ajouter un « test fromager standardisé » aux examens de routine, selon un protocole en cours de validation par la Haute Autorité de santé. « Si un patient ne peut pas distinguer un chèvre frais d'un brie de Meaux, c'est un signal d'alarme majeur qui peut indiquer un déclin cognitif précoce », prévient la professeure Anne-Marie Raclette, cheffe du service de neurologie de l'hôpital Necker. « Nous avons déjà identifié 347 cas de ‹ fromage-cécité › en Île-de-France, et ces patients présentent tous des carences en joie de vivre. »
La filière fromagère française a accueilli l'annonce avec une satisfaction à peine dissimulée. Le Comité national des appellations d'origine laitières (CNAOL) a publié un communiqué indiquant que « cette reconnaissance scientifique confirme ce que 67 millions de Français savent depuis toujours : le fromage n'est pas un aliment, c'est un organe sensoriel ». Les exportations de fromage français ont bondi de 23 % dans les heures suivant l'annonce, selon les données provisoires des Douanes.
L'Académie française, consultée sur la terminologie, a fait savoir qu'elle acceptait le néologisme « fromagnoception » mais refusait catégoriquement « fromage-sens » et « sixième-meuh », proposés respectivement par le ministère et un député du Cantal.
Commentaires (6)
Je le savais. JE LE SAVAIS. Ma femme me traite de fou depuis 15 ans parce que je sens le camembert à travers les murs. VALIDATION SCIENTIFIQUE. Je vais imprimer cet article et le coller sur le frigo.
This is why you French people are so arrogant about cheese. It's just milk that went bad lol. Our American cheese slices are perfectly fine and individually wrapped for HYGIENE. 🇺🇸🧀
En tant que médecin, je confirme. J'ai des patients qui détectent un plateau de fromages à 3 étages derrière une porte fermée. C'est particulièrement prononcé chez les hommes de plus de 50 ans au moment de l'apéro. La science a enfin un nom pour ça.
c'est un poisson d'avril ? Parce que l'article sur la baguette quantique je l'ai partagé sur le groupe WhatsApp familial et ma tante Monique m'adresse plus la parole depuis
On dit « le cortex fromagicus » et pas « le cortex fromagique ». En latin, l'adjectif en -icus est invariable au nominatif singulier. Le niveau de cette rédaction, franchement. Sinon l'article est très bien.
Je suis au régime depuis 3 semaines et cet article me fait souffrir physiquement. Mon cortex fromagicus pleure. Je vais manger un bout de comté pour le calmer. C'est médical maintenant, c'est l'OMS qui le dit.